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City Places for City People

 

L'Automobile Nous Envahit

L'être humain, comme toutes les autres espèces naturelles, a des besoins fondamentaux pour survivre. Le présent article vous démontrera une vérité que les compagnies d'autos et de pétrole s'obstinent résolument à cacher pour vendre leur salade, au détriment de notre société; de notre qualité de vie. En fait, l'industrie veut nous faire croire que l'auto satisfait nos besoins fondamentaux, mais rien n'est plus faux. La satisfaction de nos besoins est plutôt compromise dans une société à culture automobile.

Nous Avons Besoin de Mouvoir

Pour aller du point A au point B, rien n'est plus facile! Il s'agit de se laisser aller à la marche, au vélo, au patin à roues alignées, etc. Mais pour y parvenir il faut se trouver sur une route sécuritaire, et ne pas devoir marcher 1 heure et demie pour aller à l'épicerie la plus proche. Je vous pose une question: trouvez-vous ça amusant de marcher sur le bord d'une route à la file indienne (tu ne peux pas tenir ton conjoint par la main) où les autos passent à vive allure à moins de 3 pieds de vous? Croyez-le ou non, j'ai dû le faire et je n'avais pas 1 centimètre carré d'asphalte pour marcher et il n'y avait pas de trottoir. On voit clairement qu'une telle route est faite pour les autos, et que tu te sens un moins-que-rien si tu tentes de te déplacer dessus sans auto.

Vous voyez clairement que votre corps est en danger et ne peut pas se mouvoir confortablement sur une telle route.

Solution: éliminer les autos, ou réduire considérablement leur vitesse.

Nous Avons Besoin de Respirer, de Regarder, d'Ecouter La Vie.

Trouvez-vous ça normal de respirer les gaz des autos, de voir ces engins défiler sans cesse, de n'entendre que les bruits de moteurs, de freins et de crissements de pneus, dès que vous mettez le nez dehors? Il est évident que la circulation automobile affecte tous les stimuli qui sont captés par nos sens, et c'est inacceptable. En tant qu'être humain on a le droit légitime de respirer les odeurs des plantes et animaux, de voir des arbres, des pierres, de marcher sur un chemin de sable ou sur des dalles de béton propres (sans tache d'huile). On a le droit d'entendre les oiseaux, le pas des gens qui circulent, le vent, la pluie, ou même une mouche voler.

J'ai lu dans une revue de santé que notre niveau de stress augmente dès qu'on entend passer une seule auto dans notre entourage. Notre rythme cardiaque augmente alors et sans le savoir ce stress réduit notre longévité.

Nous Avons Besoin d'un Climat Social Riche

Prenons deux exemples d'une marche de 10 minutes dans une ville.

1. Vous marchez dans une ville avec autos, sur un trottoir étroit, qui penche à tous les 10 mètres à chaque entrée privée pour auto, vous êtes stressé à chaque coin de rue car vous devez regarder si des autos viennent vers vous, vous devez courir en traversant car il y a un gros camion dont le chauffeur se fait impatient. Vous êtes fatigué d'entendre le vacarme des autos et leur odeur vous pue au nez. Vous ne rencontrez aucune personne en chair et en os à qui vous pouvez dire "bonjour".

2. Vous marchez dans une ville sans auto, sur un beau pavé en dalles de béton propres, très large et uniforme. Vous voyez des arbustres, entendez l'eau d'une fontaine. Vous attrapez votre journal d'un camelot à bicyclette. Vous sentez l'odeur de la pâtisserie. Vous arrêtez et une trentaine de petits enfants suivant leur professeur de maternelle passent en vous frôlant les jambes. Vous saluez ensuite le laitier qui se prépare à faire sa tournée tirant son chariot de pintes de lait. Vous demandez au policier debout au square où se trouve la rue de la maison de votre ami, puis vous vous y rendez en suivant le cours de la partie de soccer qui s'y déroule.

Préférez-vous la promenade #1 ou #2?

Nous Avons Besoin d'Exercice Physique.

Une personne qui dépend de l'auto comme on en voit tant dans notre société est handicapée, car elle montre qu'elle est incapable de se déplacer par elle-même, même pas pour se rendre à la station de train ou à l'arrêt d'autobus le plus proche. Notre monde moderne nous force souvent à rester longtemps assis devant un ordinateur, ou un bureau, et le soir on est souvent tenté par notre fauteuil préféré. Le fait de se déplacer par sa propre énergie pour aller au travail, à l'école, à nos loisirs, ou au moins à la station de transport le plus proche, permet à notre corps de rester svelte, souple et en santé.

Notre Langage n'est Plus a L'Echelle Humaine

Combien de fois entendez-vous d'une personne dépendante de l'auto dire: "Je suis stationné dans cette rue" au lieu de dire "La voiture est stationnée dans cette rue", ou "Le centre d'achats est à 10 minutes" au lieu de dire "Le centre d'achats est à 10 minutes en auto.". Ces personnes prennent leur auto acquise, comme une partie d'elles-mêmes, et si leur auto reçoit une pierre, elles ressentent la blessure comme sur leur corps.

Je regrette pour les autophiles, mais je n'ai jamais le goût de rester stationné debout dans une rue pendant des heures pour rien, et j'exprime les distances en temps en supposant la marche 'par défaut' (ce qui est naturel depuis des siècles). Je dirai donc à la personne qui veut aller au centre d'achats "Le centre d'achats se trouve à environ 45 minutes d'ici. Si vous y allez en bicyclette il vous en faudra 20 minutes, et sinon prenez le métro jusqu'à la station Atwater."

Ce Qu'Il Faut Faire

La solution à tous ces problèmes et visions démesurées est sans aucun doute d'éliminer la culture automobile. Cela se fait en rehaussant les infrastructures pour piétons, cyclistes, pour les chemins de fer de surface et souterrains, et donner un accès par rails aux ports et aérogares. Il doit y avoir au moins 50% de la superficie de chacune des grandes villes interdite aux autos en tout temps, pour que les gens puissent choisir entre continuer de vivre dans une société où l'automobile domine tout, ou vivre dans une société à l'échelle humaine.

Comme vous constatez, le problème de l'auto est bien plus grave qu'un simple problème de pollution au CO2. Par exemple, toute la population québécoise (si ce n'est le Canada tout entier) crie à l'injustice parce qu'un chauffard a heurté 2 enfants de 9 et 12 ans sans faire son arrêt. Il était en boisson et n'avais pas de permis de conduire suite à d'autres infractions. Ce cas enrage toute notre société, mais on entend des histoires de chauffards presqu'à tous les jours et je me sens vraiment déprimé par l'état lamentable de notre société, causé par l'invasion de l'automobile.

Faisons de notre planète un living room, et non un killing room.

Vandals of Our Culture

Human beings, like all other creatures, must meet certain fundamental needs to survive. This article will demonstrate something that the auto and oil industries strive mightily to hide, the better to keep you buying their product, and their nonsense, to the detriment of our society and our quality of life. In short, these industries would like us to believe that the car satisfies our most basic needs. Yet nothing is more absurd than this: for the satisfaction of our needs is utterly compromised in an auto-dominated culture.

Our Bodies Need to Move

There is nothing simpler than to get from point A to point B. Just start walking, get on your bike, strap on some rollerblades, etc. But to do that, you first must find a safe route, and one that doesn't require an hour and a half of walking to take you to the nearest grocery. Let me ask you something: do you find it pleasant to walk alongside a busy highway single file (you can't hold your child or lover's hand), while cars rush past you only three feet away? I've had to do that, and I hadn't even a centimeter of asphalt for my feet, as there was no sidewalk. You can see that such a road is made only for cars, and you feel distinctly out-of-place if you try to get around without one. You understand clearly that you are in physical danger on such a road, and cannot travel it comfortably. Solution to this dilemma? Eliminate cars--or at least restrain their speed.

We Need to Breathe, to See, to Hear Life

Do you find it "normal" to breathe car exhaust, to have for scenery endless parades of machines, to hear nothing but the sounds of motors, the squeals of brakes, the hissing of tires, from the moment you step outside? It's obvious that automobile traffic impinges on all the senses, and that's unacceptable. As a human being you have the right to enjoy the scents of plants, the warm odors of animals, to see trees and rocks, to walk on sandy paths or on concrete free of oil stains. You have the right to hear the singing of birds, the footsteps of passersby, the rain, the wind, or even the lazy buzzing of a fly.

I read in a medical journal that one's level of anxiety increases at the sound of even a single car passing nearby. One's heartbeat speeds up, and one's lifespan is imperceptibly diminished.

We Need a Rich social Life and Lively, Attractive Towns

Let's look at two hypothetical ten-minute walks in the city.

1. You walk in a typical auto-dominated town, along narrow sidewalks that dip toward curbcuts for private driveways every 30 feet or so. You feel nervous at every intersection because you have to look in all directions to see whether a car is bearing down on you, then you must run across the street because a truck driver is honking impatiently at you. You endure the constant cacophony of car sounds, and the smell of exhaust fumes fills your nose. You don't meet a single other flesh-and-blood person to whom you can even say "Good morning."

2. You walk in a carfree city, along a wide, clean, level pavement. You see well-tended shrubbery and hear the gurgle of a fountain. After buying your daily paper from a vendor on a bicycle, you notice the enticing odor of a bakery. You stop for a moment, and thirty schoolchildren brush past you following their teacher. The milkman who is preparing to take his pushcarts on its rounds stops to say hello, and the policeman lounging on the central square gives you directions to the house of a new friend you're going to visit. You wend your way through a game of street football to your friend's front porch.

Which walk would you prefer?

We Need Physical Exercise

Someone who is as dependent on a car as is typical in our society is handicapped, because he is incapable of getting about under his own power., even to take himself to the tram station or the nearest bus stop. Our society already requires us to spend long hours sitting down at a desk or in front of a computer, and at night we are easily tempted by the comforts of our own couch. Walking to work, to school, to the movies, or at least to the nearest transit stop makes it possible for us to remain supple, thin, and strong.

Freeing streets of car traffic creates a playing field for citizens of every age, where they can strengthen their bones and liven their souls without obstructing utilitarian foot or bike traffic.

Our Language Is No Longer Human-Scale

How many times have you heard an auto-dependent person say, "I'm parked on the street," instead of "The car is parked on the street"; or, "The shopping center is ten minutes away," instead of "The shopping center is ten minutes away by car." These persons have subsumed themselves into their cars, and if so much as a pebble dings it, they feel as though they themselves have been wounded.

If someone asks me how far the shopping center is, I tell them "by default" how long it would take to walk there, thus: "The shopping center's about 45 minutes from here. If you go by bicycle it'll take only twenty minutes; otherwise take the Metro to the Atwater station."

This Is What We Need to Do

There is a way to solve all these difficulties and distortions, and that is to obliterate car culture. You begin by building, or rebuilding, adequate infrastructure for walking, bicycling, trams, and subways, including passenger rail access to harbors and airports. In addition, at least half of any large city should be off-limits to automobiles, so that people could choose between living in a car-dominated world, or one that was built at a human scale and lived at a human pace.

As you see, the car causes far more problems than simple air pollution. For example, recently all of Quebec, and perhaps all Canada, ws outraged when a hit-and-run driver killed two children aged 9 and 12. He was drunk and had already lost his licence because of prior infractions. This case outraged our entire country, yet you hear similar stories every day, year after year. I am deeply saddened by this lamentable condition of our world, caused by the invasion of the automobile.

Let's get rid of cars, and make our planet a living room, not a death chamber.

Louis-Luc Le Guerrier